Livres reçus: mai 2019

ActuSF

Colin Heine
La Forêt des araignées tristes

Chambéry, ActuSF (Trois souhaits), 2019, 488 p.

« Bastien est paléontologue : sa spécialité ? Étudier les créatures étranges qui naissent de la vape, ce mystérieux brouillard aux propriétés énergétiques extraordinaires qui a recouvert le monde et menace de l’engloutir un peu plus chaque jour. Tour à tour victime d’un dramatique accident en apparence banal duquel il réchappe de justesse et témoin d’un attentat, où sa survie ne tient à nouveau qu’à un fil, il voit son destin basculer. Le voilà pris dans l’engrenage d’une affaire d’espionnage d’envergure internationale, sous les feux croisés d’une société secrète d’assassins, de brutes armées et d’une agence de détectives aux méthodes douteuses. Sans compter qu’une créature cauchemardesque, tout droit venue des Vaineterres, ces zones perdues dans un océan de vape, semble bien décidée à lui faire la peau… »

Ada

Christian Perrot
Métempsychose

Varennes, Ada (Corbeau), 2019, 188 p.

« Victime d’un crash d’avion, emporté par le courant de l’océan, Rodrigue échoue sur une île déserte aux étranges constructions. Il y découvre un étrange et sombre monolithe, orné d’une empreinte non humaine. Mû par une curiosité malsaine, il y applique sa main.

Il s’éveille, manifestement dans le passé de la Terre, avec l’esprit prisonnier d’un corps effrayant. Rodrigue découvre une race antédiluvienne dont l’un des buts principaux semble être de faciliter le retour d’une créature titanesque. Un monstre rêvant de reconquérir un monde qui lui appartenait, autrefois… Au bord de la folie, Rodrigue déambule longtemps jusqu’à retrouver le monolithe.

Y appliquant de nouveau la main, le pauvre naufragé se retrouve bien dans son époque, mais trois ans plus tard, et, pire encore, dans un autre corps, celui d’un marin français. Incapable de comprendre ce qu’il lui arrive, il luttera contre l’horreur jusqu’à la fin… » Pour en savoir plus sur l’auteur : http://www.christianperrot.fr

Albin Michel

Franck Ferric
Le Chant mortel du soleil

Paris, Albin Michel (Imaginaire), 2019, 420 p.

« Il s’appelle Araatan, il est le Grand Qsar. On le surnomme la Montagne car il est haut comme deux hommes, large comme un auroch. Le destin de ce géant est d’achever l’extermination totale des dieux. Une seule divinité a survécu : celle de la cité d’Ishroun. Pour abattre les murailles d’Ishroun et éteindre le culte de la Première Flamme, Araatan se donne un an.

Elle s’appelle Kosum. Née esclave, elle était la meilleure dresseuse de chevaux des plaines. Pour avoir tenté de castrer le fils de son maître, elle a été enchaînée nue à une tour pleine de morts. Alors qu’elle attend résignée le baiser mortel du gel, quatre cavaliers la délivrent. Ces hommes durs retournent auprès du Grand Qsar.

Kosum, qui croyait mettre un pied dans la guerre, va entamer un tout autre voyage. »

Alto

Nick Cutter
Troupe 52 (R)

Québec, Alto (Coda), 2019, 528 p.

« Chaque automne, c’est une tradition aussi réconfortante qu’une histoire à faire peur au coin du feu : le chef scout Tim Riggs emmène sa troupe camper sur une île coupée du monde. Mais cette année, la peur sera bien réelle. Lorsqu’un homme traqué, affamé et pâle comme la mort accoste à la faveur de la nuit, une étrange épidémie s’abat sur l’île. Débute ainsi pour les membres du petit groupe une lutte pour survivre aux éléments, à l’infection et à leurs démons. » Réédition en format de poche d’un excellent roman d’horreur dont Patrick Senécal a dit : « De l’horreur, de la vraie, comme je n’en avais pas lue depuis longtemps. »

Bragelonne

Chloé Jo Bertrand
La Saison des ravages (Apocalyspe Blues -1) (J)

Paris, Bragelonne (Big Bang), 2019, 350 p.

« Quand survient le chaos, l’humanité peut-elle renaître?

Ils s’appellent Kiran, Matthew, Tobias et Charly. Ils ont quatorze, vingt, dis et seize ans. Ils vivent en Inde, en Australie et dans l’Utah. Sont des enfants du même monde, un monde où soudain tout va mal. Tornades, tsunamis, inondations – le dérèglement climatique brutal est à la hauteur de l’inconscience qui l’a précédé, et les conséquences sont cataclysmiques.

Pris dans la tourmente et livrés à eux-mêmes, tous les quatre vont se lancer dans une longue errance, fuyant territoires hostiles et folie humaine, à la recherche de leur famille, de lieux plus sûrs et, par-dessus tout, de l’espoir qu’une vie heureuse est encore possible, quelque part. »

Christian Bourgois

J. R. R. Tolkien
La Chute de Gondolin

Paris, Christian Bourgois, 2019, 240 p.

« Suivez Tuor dans les sentiers dérobés de la cité de Gondolin, contruite par les Elfes pour échapper au dieu Morgoth, alors que leur aveuglement orgueilleux et la trahison de Meglin menacent de la détruire. Lorsque Morgoth lancera ses armées menées par des dragons et des Balrogs, le dernier espoir tiendra peut-être à l’enfant né de Tuor et de l’Elfe Idril.

Illustré par Alan Lee, ce livre contient des versions successives de l’histoire de Gondolin présentées par Christopher Tolkien : découvrez le monde de la Terre du Milieu avant Le Seigneur des Anneaux et Le Hobbit, d’une richesse que Le Simarillion ne nous fait qu’entrevoir. »

Critic

Estelle Faye
Les Révoltés de Bohen

Rennes, Critic (Fantasy), 2019, 752 p.

« J’avais sept ans lorsque les insurgés ont renversé l’Empire, lorsqu’un vent de liberté et d’espoir a secoué jusqu’au tréfonds de notre trop vieux monde. Je sais, maintenant, que le drame était déjà là, en germes, dans les toutes premières heures de la révolution…

Aujourd’hui les golems immobiles se dressent aux portes de l’ancienne capitale, et des prédicateurs errants nous promettent le retour prochain des Wurms, des anciens dragons d’ombre qui autrefois asservissaient les humains.

Je ne vais pas vous narrer le combat glorieux de la Révolution triomphante, car ce combat-là n’a jamais eu lieu. Les héros parfaits n’existent que dans les bylines, et les insurgés n’étaient jamais que des hommes. En revanche, je vais vous raconter comment nous avons continué à y croire, même dans les heures les plus sombres, même quand nous n’avions plus d’espoir. Comment nous n’avons jamais abandonné. »

Denoël

Gareth L. Powell
Braises de guerre

Paris, Denoël (Lune d'encre), 2019, 385 p.

« Après la guerre, la bataille pour la paix commence…

Le Chien à Problèmes est un croiseur lourd, construit pour semer la violence. Doué de conscience, c’est aussi une adolescente dégoûtée par le rôle qu’elle a jouté dans le génocide d’une planète entière. Le Chien, reconverti dans le sauvetage des naufragés spatiaux, et sa capitaine, Sal Konstanz, reçoivent l’ordre de venir en aide aux éventuels survivants d’un paquebot en perdition au cœur d’un système contesté. De l’épave émerge une poétesse dissimulée sous une fausse identité pour échapper à l’horreur de la guerre, Ona Sudak. À quelques années-lumière de là, Ashton Childe, un agent des services secrets mis au placard, fait équipe avec un membre d’une faction adverse pour partir à la recherche de la rescapée.

Tous risquent de se retrouver, bien malgré eux, au cœur d’un conflit qui menace d’embraser à nouveau toute la galaxie. »

Flammarion Québec

C. J. Tudor
La Disparition d’Annie Thorne

Montréal, Flammarion Québec, 2019, 400 p.

« Une nuit, Annie a disparu. Tout le monde imaginait le pire. Et puis, miraculeusement, après quarante-huit heures, l’enfant est revenue. Mais elle ne pouvait pas – ou ne voulait pas – dire ce qui s’était passé. Pour son frère Joe, le pire jour de sa vie ne fut pas celui de sa disparition, mais bien plutôt celui de son retour…

Des années plus tard, Joe Thorne, la quarantaine, reçoit un courriel énigmatique – « Je sais ce qui est arrivé à votre sœur. » Bien malgré lui, il retourne dans son village natal du Nottinghamshire et se fait embaucher comme professeur d’anglais sur la base d’une fausse lettre de recommandation. »

Leméac

André Marois
À une minute près

Montréal, Leméac (Jeunesse), 2019, 128 p.

André Marois retourne dans l’univers de La Fonction (La courte échelle, 2013), où chaque humain dispose de la possibilité d’effacer (mais une seule fois au cours de sa vie) la minute qui vient de s’écouler.
Lucien, quatorze ans, vient de l’utiliser. Il a commis l’irréparable alors qu’il occupait un rôle important dans le spectacle de théâtre que sa tante Marianne, professeure dans un cégep, montait au village. Une animosité entre lui et Noah, un amour conflictuel avec la belle Kim… Mais la fonction a une autre particularité : seul celui qui l’utilise se souvient de ce qui s’est passé durant cette minute !
Pour un public « jeune adulte ».

Les Six Brumes

Collectif
À l’est de l’apocalypse

Sherbrooke, Les Six Brumes (Frontières), 2019, 180 p.

« C’est là que tout a cessé de fonctionner. C’était un mercredi, celui du 16 octobre 2019. Pourquoi? Personne ne le sait. Tout le monde a dû s’adapter. Certains l’ont fait mieux que d’autres.

Des habitants et des habitantes de l’Estrie, territoire de nombreuses ressources naturelles, sont parvenus à se bâtir une nouvelle existence après l’événement. La vie n’y est pourtant pas facile. Réfractaires aux changements brusques, les gens ayant survécu tentent d’y répondre à leur manière, avec des résultats tantôt positifs, tantôt dévastateurs. Qu’ils soient seuls, en petits groupes, obéissant à une meute ou essayant de faire revivre une communauté d’envergure, ils refusent d’abandonner.

Ce recueil met en scène sept nouvelles d’auteurs et d’auteures vivant ou ayant vécu en Estrie, qui se sont donné comme défi de présenter la région sous un jour nouveau, dans le cadre d’un futur post-apocalyptique. De genres variés, ces nouvelles sont entrecoupées de fragments et suivent l’évolution de l’Estrie sur une période d’environ 100 ans après la catastrophe. »

Ce recueil comprend les histoires de Raphaëlle B. Adam, Pierre-Alexandre Bachand, Véronique Drouin, Éric Gauthier, Marie Laporte, Carl Rocheleau et Elisabeth Tremblay.

L’Instant même

Éric Falardeau
Le Corps souillé : Gore, pornographie et fluides corporels

Longueuil, L’Instant même (L’Instant ciné), 2019, 152 p.

« Avec Le Corps souillé, Éric Falardeau s’intéresse à deux genres cinématographiques souvent méprisés (le gore et la pornographie), et plus particulièrement à ce qui les unit : l’exhibitionnisme spectaculaire des fluides corporels, qui exprime selon un rapport trouble, voire haineux, au corps.

Leur exposition, fétichisée par le gros plan, agit comme un révélateur de la relation ambiguë que le sujet, le spectateur et son double cinématographique (les personnages auxquels il s’identifie ou non), entretient avec son enveloppe charnelle.

Le Corps souillé permet à l’auteur d’aborder différents enjeux (anthropologiques, sociologiques et psychologiques) à travers l’analyse de la représentation des fluides corporels. Objets de dégoût et de fascination, ils sont l’expression d’une angoisse existentielle que le gore et la pornographie nous obligent insidieusement à confronter. »

L’auteur est doctorant en communication et enseigne le cinéma à Montréal. Réalisateur du film Thanatomorphose (2012), il a codirigé avec Simon Laperrière le collectif Bleu Nuit : Histoire d’une cinéphilie nocturne (Somme Toute) et a également publié Une histoire des effets spéciaux au Québec (Somme Toute).

Michel Quintin

Nicolas Faucher
Les Sarcophages (Garymède -1)

Waterloo, Michel Quintin, 2019, 462 p.

« Vers la fin du 11e siècle du nouveau calendrier, l’humain est devenu cyborg et jouit d’une longévité exceptionnelle. L’on vit encore sur Terre, mais aussi dans les colonies martiennes ou sur les stations spatiales qui orbitent autour de l’une ou l’autre des planètes du système solaire. Ganymède, la plus grosse lune de Jupiter, est devenue un cimetière d’astronefs où vivent des ferrailleurs clandestins surnommés les vautours. Thomas Faucon est l’un d’eux. Lorsqu’un mystérieux conteneur s’écrase près de chez lui, il croît bien avoir touché le gros lot. Il ouvrira plutôt une boîte de Pandore. La cargaison est précieuse et on semble prêt à tout pour récupérer ce qu’elle recèle : une expérience susceptible d’altérer le futur de l’humanité. »

 

Scrinéo

Floriane Soulas
Les Noces de la renarde

Paris, Scrinéo, 2019, 588 p.

« 1461, Japon. Hikari, une mystérieuse jeune femme, vit avec ses sœurs dans une forêt peuplée de petits dieux de la province d’Izumi. Fascinée depuis toujours par les humains, elle s’intéresse de près aux villageois installés au pied de la montagne, et plus particulièrement à Jun, l’un des bûcherons. Mais le contact avec les hommes est formellement interdit par son clan…

2016, Tokyo. Depuis toujours, Mina a le pouvoir de côtoyer les yokaïs, esprits et monstres du folklore japonais. Solitaire à cause de ce don qu’elle doit cacher de tous, la jeune fille ne se sent pas à sa place dans la société.

Jusqu’au jour où un esprit tente de l’introduire dans ses rêves et que Natsume, une fille de sa classe, l’entraîne dans une chasse au démon à travers la capitale… »