Livres reçus: juin 2018

Club Présences d’esprits

Présences d’esprits 91

Paris, Club Présences d’esprits, 2018, 56 p.

Sous une magnifique couverture signée Logan Apple, les lecteurs découvrent un sommaire alléchant : un dossier complet sur David Brin, une nouvelle, « Le Dragon blanc de Dacie » de Marie Tétart, des essais, des critiques de livres, de films, de bandes dessinées… Pour en savoir plus sur Présences d’esprits, visitez leur site : http://www.presences-d-esprits.com/

Critic

Laurent Genefort
Ce qui révèle (Spire -3)

Rennes, Critic (Science-fiction), 2018, 309 p.

« Pour la Spire, l’âge d’or a commencé. Ses concurrentes la laissent en paix, et sa puissance ne cesse de grandir. Mais pour les navis travaillant pour elle, c’est une autre paire de manches : la Ligue qui les représente est en charpie. Désormais, pour la Compagnie, seul le profit compte et tous les moyens sont bons pour y parvenir. Peu à peu, la grogne monte chez les pilotes, alors que les décisions contestables se multiplient et que le rêve initial – rallier les planètes oubliées – se dilue bel et bien sous l’action de Mathy et de son redoutable Buro. L’espoir d’un avenir plus radieux réside entre les mains des deux fondateurs, Lenoor et Hummel. Mais parviendront-ils à résister aux dangers qui guettent? Sauront-ils préserver l’âme de la Compagnie? Ou est-il déjà trop tard? »

De l’arbre vengeur

M.P. Shiel
Le Nuage pourpre

Talence, De l’arbre vengeur, 2018, 392  p.

« Adam a conquis le Pôle Nord en solitaire, conscient cependant d’avoir déréglé l’ordre du monde. À son retour, il réalise que lui seul a été épargné par l’immense nuage pourpre qui est passé en détruisant l’humanité. La Terre est désormais silencieuse, comme figée. Les traces de l’homme y sont partout, vaines, innombrables. En découvrant ce monde qu’il arpente, l’ultime survivant va tenter de donner un sens à sa présence absurde, semant pendant des années, tel un démiurge fou, un feu dont il espère la lumière. Mais au cœur de cet Éden infernal l’attend la chance d’une rédemption…

Imaginé en 1901, ce roman post-apocalyptique hallucinant qui égale les chefs-d’œuvre de Wells, n’a aucun équivalent dans la littérature mondiale. M.P. Shiel y déploie un art baroque de la démesure qui laisse pantois son lecteur plus d’un siècle après sa sortie. »

Galaxies 3A

Galaxies 53

Bellaing, Galaxies 3A, 2018, 192 p.

Dans cette cinquantième-troisième livraison de Galaxies, Jean-Pierre Fontana nous propose un dossier « Les aventures extravagantes de Bibi Fricotin » où nostalgie rencontre science-fiction. Nous avons ensuite droit à plusieurs nouvelles aux titres prometteurs : « La Langue commune, l’indicatif présent, le connu » de Nina Allan, « Dans la peau » de Lille Bagage, « Rendez-vous en Iram, suivi de La Chasseresse » de Sofia Samatar, « Le Peuple de l’eau » d’Anne-Sophie Kindraich, « Une nuit de 21 heures » de Renato Pestriniero, « La Clé des champs » de Stéphanie Soubrier, « La Machine à voyager dans le temps » de Robert Young, « Matriochka tenebrarum » de Bruno Pochesci et « Le Service des affaires classées : Un amour d’automne » de Christine Renard. Aussi au sommaire, un dossier spécial « Six mois de films fantastiques et de science-fiction » de Jean-Pierre Andrevon. On retrouve également de nombreux essais spécialisés, des critiques littéraires, cinématographiques et musicales… et bien plus encore! Visitez le http://galaxies-sf.com

Scrinéo

Emmanuel Chastellière
Poussière fantôme

Paris, Scrinéo, 2018, 335 p.

« Être guide touristique spécialisé dans les mystères du Montréal hanté n’est pas facile tous les jours! Mais ça l’est encore moins quand on peut réellement converser avec les fantômes! Depuis qu’Archibald a fait la rencontre d’Élizabeth McKenzie, jeune scientifique décédée dans des circonstances étranges en 1917, sa vie a basculé. Déterminé à aider Élizabeth à lever le voile sur sa mort, Archie devra compter sur des amis parfois surprenants et percer les secrets de la poussière fantôme. Car les revenants, goules et autres spectres de la ville se montrent de plus en plus menaçants… »

Seuil

Justine Niogret
Le Syndrome du varan

Paris, Seuil, 2018, 224 p.

« Ça m’a pris longtemps pour comprendre pourquoi le varan. Ça se voit ici, dans ces lignes-là. Je ne sens rien. Enfin, si quelque part dans un espace auquel je n’ai pas accès, je sens. Je dois hurler de haine et de terreur, avec la bouche pleine de bave. Mais je ne m’entends pas. Je suis là, sur le bord du marigot, à épaissir encore, à durcir, à cuire au soleil et à la boue. Je raconte, je dis les faits, je les écris, je les relis, une fois. Je les fais lire. Il y a les faits, il y a un goût d’ironie, de douleur passée, mais il n’y a pas ce que j’ai ressenti. Il n’y a pas dans ma fibre, celle qui hurle et crie et voudrait brûler le monde dans l’acide jusqu’à ce qu’il n’en reste que les os. Il n’y a pas ça. Il n’y a que le varan. Le varan épais qui parle de sa vieille voix de cadavre dans une langue trop tiède pour qu’elle lui plaise. Cette nuit-là, quand je me suis réveillée, le monde a changé. »

Tête première

Benoît Ménard
Nouvelles de la conscience

Montréal, Tête première (nouvelles), 2018, 128 p.

« Non, ce n’est pas cela, monsieur, ne dites pas de sottises quand même. Je ne contrôlais littéralement pas mon corps au moment de l’attaque. Vous connaissez les transferts de conscience, n’est-ce pas? »