Livres reçus: février 2021

Albin Michel

Stephen King
Si ça saigne

Paris, Albin Michel, 2021, 475 p.

Ce recueil propose quatre longues nouvelles aux amateurs du roi de l’horreur, dont une suite inédite au thriller L’Outsider, paru en 2018.

Adam-Troy Castro
Émissaires des morts (Andréa Cort -1)

Paris, Albin Michel (Imaginaire), 2021, 720 p.

Une jeune femme, qui porte en elle le traumatisme d’un génocide dans lequel ses parents ont été massacrés, doit enquêter sur un double meurtre sans créer d’incident diplomatique avec les intelligences propriétaires des lieux. Cette enquête coup-de-poing dans un futur lointain a valu à son auteur le Prix Philip K. Dick.

Alire

Cédric Ferrand
Mon Almérique à moi

Lévis, Alire (GF), 2021, 236 p.

C’est rien qu’une anomalie locale, Jess. Ils ont pas ça à New York ni à Paris. Y’a qu’ici que ça se passe de même. Il y a comme un défaut dans le palpable, et nous autres, on peut exploiter cette défaillance du vrai. Ça paraît ben extraordinaire, mais c’est très terre-à-terre, quand on y pense comme il faut. Moi j’appelle ça du montréalisme magique.
Ainsi parlait Almérique, mon grand-père, le père de mon père. C’est par lui que tout a commencé à déraper, mon histoire comme, peut-être, la vôtre aussi si vous habitez Montréal, voire le Québec tout entier. Parce qu’il en menait large, Almérique, même s’il a toujours gardé profil bas, ce qui faisait l’affaire de ceux qui le connaissaient comme le meilleur homme pour faire arriver les choses, comme on disait autrefois.
Si je vous dis ça, c’est parce que je connais bien le pouvoir d’Almérique puisque j’en ai hérité. Mais contrairement à mon grand-père, qui a été jusqu’à inventer ma grand-mère Rita, je ne tiens pas tant que ça à traficoter le réel – enfin, juste ce qu’il faut pour vivre ma petite vie tranquille et bien ordinaire.
Or, ce n’est pas facile de passer inaperçu quand on est de la lignée d’Almérique, et c’est de ça dont je veux vous parler…

Brins d'éternité

Brins d'éternité 57

Montréal, Brins d'éternité, 2021, 132 p.

Au sommaire :

FICTIONS
« L’Ultime Vertige », Jean-Louis Trudel

« Hôtel Paradoxe », Maude Guillemin

« La Ferme des revenants », Joel Tomfohr

« À vol d’oiseau », Isabelle Piette

« L’Empreinte du père », Bob O’Bichon

« Hégémonie », Alain Ducharme

« La Nuit on lâche les chiens », Thierry Soulard

ARTICLES

« Relectures hors du temps – Le masque de la femme Wapiti », Anaïs Paquin

« Une personne à découvrir : Pascale Laplante-Dubé »

Sans oublier les lectures de nombreux romans pour satisfaire votre curiosité de lectrices/lecteurs.

Gallimard

Thibaud Latil-Nicolas
Chevauche-Brumes

Paris, Gallimard (Folio), 2021, 384  p.

Au nord du Bleu–Royaume, la frontière est marquée par une brume noire et impénétrable, haute comme une montagne. De mémoire d’homme, il en a toujours été ainsi. Mais depuis quelques lunes, le brouillard semble se déchirer. Tandis que ce voile enfle et reflue tel un ressac malsain, de violents éclairs strient ses flancs dans de gigantesques spasmes. La nuée enfante alors des créatures immondes qui ravagent les campagnes et menacent d’engloutir le royaume tout entier.

Goélette

Louise Gauthier
Génies (Tricheurs d’élite -2)

Saint-Bruno-de-Montarville, Goélette, 2021, 400 p.

Dans ce deuxième opus de cette trilogie d’anticipation, l’inspecteur Marcus, sa complice Emma et l’énigmatique Rupert n’ont plus de repos. Comment ces trois dissidents et leurs rares alliés peuvent-ils, à eux-seuls, contrecarrer les plans des dirigeants planétaires? Puisqu’ils se mesurent à des êtres aussi puissants que malhonnêtes, les rebelles devront apprendre à mentir, à ruser et à tricher pour se tailler une place au sein du pouvoir. Ainsi, ils espèrent divulguer les machinations de la redoutable présidente Ozie Lehmann.

Le Temps des cerises

Efim Zozoulia
La Chute de la ville principale

Montreuil, Le Temps des cerises, 2021, 115 p.

Ce recueil réunit les cinq textes du cycle complet des nouvelles fantastiques d’Efim Zozoulia (1891-1941) : « La Chute de la Ville Principale », « L’Atelier de l’amour de l’Homme », « Le Conte d’Ak et l’humanité », « Le Mobilier humain » et « Le Gramophone des siècles ». Tous ces récits ont été écrits à Petrograd en 1918 et 1919. Ils abordent la domination, la révolution, les purges, l’exploitation de l’être humain réduit à l’état d’instrument, les avatars de l’utopie et aussi la foi en l’avenir…

Les Six Brumes

Alain Ducharme (anthologiste)
Échos du Centaure

Sherbrooke, Les Six Brumes (Légions des Brumes), 2021, 292 p.

Des mondes éloignés de nous dans le temps et dans l’espace, et d’autres si proches. Des récits marqués par les avancées technologiques… et les complexités de la nature humaine. Cinq maîtres de la science-fiction québécoise, bien connus des lectrices et lecteurs de Solaris, nous invitent à poursuivre l’exploration de leurs imaginaires. Échos du Centaure, une anthologie dirigée par Alain Ducharme (République du Centaure). « La Déferlante des mères », de Luc Dagenais, « Nina », de Hugues Morin,  « Biographie sommaire d’un émetteur-récepteur », de Jean Pettigrew, « Les Passerelles du Temps », de Daniel Sernine et « Une histoire d’Ikuatèn », un roman complet d’Élisabeth Vonarburg!

Québec Amérique

Joyce Baker
Glauque : là où la terre se termine

Montréal, Québec Amérique (La Shop), 2021, 136 p.

Ce livre à la couverture envoûtante nous invite à découvrir le folklore angoissant de la Gaspésie, à travers neuf courtes histoires aux titres intrigants, dont, entre autres : « Les Barbus », « Élizabeth et Belzébuth », « Marie, la blanche du rocher », « Spécimen »… L’auteure, née là-bas, nous partage ses peurs d’enfance dans ces récits « horreur façon terroir » où on entend les chants des sirènes, où les montagnes dressent leur ombre menaçante, où les esprits nous observent, nous, les vivants…

Tête Première

Frédérick Durand
Dans les pas d’une poupée suspendue

Montréal, Tête Première (Tête ailleurs), 2021, 272 p.

Dans le nouveau roman de Frédérick Durand, un auteur incontournable pour les amateurs de fantastique horrifique, Henry, un homme peu fortuné, hérite de la mystérieuse demeure de son oncle. Dès son entrée, il devine que cette maison est l’antre d’une sorcellerie étrange et sournoise, de celle que son oncle disait explorer de son vivant pour « arracher au réel de larges pans et (…) s’engouffrer dans les trous que sa destruction aurait semés ». Au fur et à mesure qu’Henry découvre les sombres secrets de la demeure, le piège se referme sur lui… et sur nous, pauvres lecteurs!