Présentation de Solaris 197 (Hiver 2016)

Pour vous faire patienter avant la sortie du numéro d’hiver (197), voici la présentation de Jean Pettigrew, telle qu’elle apparaîtra en début de revue :

Un prix pour se rappeler, un prix pour se rapprocher

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Joël Champetier nous a quittés le 30 mai 2015 et c’est le 31 octobre, à l’occa­sion de la table ronde consacrée à sa mé­moire dans le cadre des Utopiales de Nantes, que j’ai annoncé la création du prix Joël-Champetier, appelé à de­venir l’équivalent « international » du prix Solaris. De fait, comme il est indiqué à la page 3 du présent numéro, le nouveau prix, doté d’une bourse de 1000 €, sera spécifiquement réservé aux auteurs francophones non canadiens.
Je crois qu’il s’agit d’une belle façon d’honorer la mémoire de notre valeureux rédacteur, de rappeler sa volonté constante d’intégrer au sommaire de la revue des représentants de tous les horizons francophones… et de rapprocher Solaris de son important lectorat outre-mer qui, depuis que nous avions dû limiter le prix Solaris aux seuls auteurs du Canada francophone, se sentait quelque peu exclu. À vos plumes et claviers, chers auteurs !

Ayerdhal (1959-2015)

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C’est avec tristesse que nous avons appris, deux jours avant le début des Utopiales, que l’ami, collègue et auteur émérite Yal Ayerdhal avait perdu son combat contre le crabe qui lui pourrissait la vie depuis une année. Notre der­nière rencontre remontait jus­tement aux Utopiales précédentes. « Si tout ça n’est pas jojo », nous disait-il alors de son inimitable ton mi-figue mi-raisin accompagné de son légendaire sourire, « c’est pas une raison pour se laisser mourir ! » On ne vous oubliera pas, monsieur Ayerdhal, et on relira avec bonheur tous ces remarquables bouquins que vous avez eu la gentillesse de nous écrire. Sans oublier les nouvelles, il va sans dire !

Premier sommaire de l’année 2016

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Les fruits du travail de création de nos invités de ce premier tri­mestre de 2016 montrent un bel assortiment d’imaginaires, partagé également entre fantastique et science-fiction.
On débute avec « Comment nous sommes devenues écrivaines », de la toujours surprenante Natasha Beaulieu. Vient ensuite « La Maison verte », de Raphaëlle B. Adam, un autre texte fantastique dont le traitement, cependant, est plus classique et néanmoins fort bien mené. Nous demeurons dans le registre du fantastique avec « Des Rockstars, des guitares et un amour perdu » de Guillaume Marchand, dont le titre dit tout… ou presque !
Côté SF, c’est Sébastien Chartrand qui ouvre le bal avec « Le Bec du pinson », une dystopie particulièrement noire qui ne laissera personne indifférent. Isabelle Lauzon propose elle aussi une vision dystopique du futur dans « Consortium : L’Initiation », que vous découvrirez à travers l’esprit de Galim et les souvenirs de Maître Areld. Enfin, Yves-Daniel Crouzet, notre invité francophone du trimestre, ferme le volet fiction avec « Big Game ». Mais est-ce bien de la fiction puisque Yves-Daniel veut simplement nous convaincre qu’il a découvert un trou de ver, un passage spatio-temporel au fond de son réfrigérateur ?
Il est assez rare que la couverture de Solaris s’inspire de la thématique d’un article de la revue, mais Laurine Spehner n’a pas résisté à notre proposition d’illustrer « Le Monde de demain, Disney et le futur » de notre futurible en résidence Mario Tessier, dans lequel vous (re)découvrirez les liens étroits qui unissaient Walt Disney et le futur d’une Amérique résolument tournée vers le progrès techno­logique. Cette vision (passéiste ?) du futur est précédée par une autre, « L’Audition transtemporelle dans la science-fiction » de Jean-Pierre Laigle. Quoi ? Vous ne savez pas ce qu’est l’audition trans­temporelle ? Cet article est donc fait pour vous !

Enfin, vous remarquerez que la présente livraison réserve au volet critique plus d’espace qu’à l’habitude. Nous sommes particu­lièrement heureux de voir que la section des « Littéranautes », qui rend compte des publications québécoises, occupe douze pages du numéro, ce qui constitue un record, selon moi. En ajoutant ce que vous glanerez dans « Sci-néma » et « Lectures », nul doute que vous aurez de quoi voir et lire au cours des prochains mois en attendant la livraison du printemps.

Bonne lecture,
Jean PETTIGREW

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