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Présentation du numéro 210

Couverture : Gaétan Borgia

De la synchronicité des sommaires…


Comme toujours, je ne peux résister devant certaines coïncidences. De fait, pour ce 210e numéro qui clôt notre 44e année de publication, c’est Gaétan Borgia qui illustre la couverture. Or, la dernière qu’il avait produite pour la revue remonte à 1978 au numéro 21 (si, si !) quand Solaris s’appelait encore Requiem. Mais quand on sait que l’année suivante ce même Borgia gagnait le concours d’affiche du tout premier congrès Boréal dont on fêtera en mai le quarantième anniversaire (voir l’annonce en page 111), avouez que ce n’est pas banal.
Autre élément : Gaétan offrait à la revue sa der­nière illustration intérieure en 1987, l’année même où le jeune Jean-Louis Trudel terminait de publier dans imagine… le feuilleton Le Ressuscité de l’Atlantide. Or (bis), j’écrivais dans L’ASFFQ 1986 que ce feuilleton m’apparaissait « … comme le premier véritable roman de SFQ qui pourrait figurer avec honneur dans le catalogue de la collection Fleuve Noir Anticipation. » Eh bien, vous savez quoi ? Cette prédiction s’est réalisée en 1994 et c’est avec grand plaisir que j’en souligne aujourd’hui le vingt-cinquième anniversaire !

Vous en voulez encore ? Sachez donc que le numéro du roman de Jean-Louis dans la collection est le même que mon année de naissance (si, si bis !) et que c’est bien avant d’avoir pris connaissance de tout ce qui précède que nous avions inclus au som­maire « Bulles d’amour dans un ciel irrespirable » dudit sieur Trudel, qui clôt le volet fiction.
Deux autres noms connus figurent au sommaire. Geneviève Blouin ouvre le numéro avec « Oikos cherche cuisinière », vision douce-amère de ces lendemains qui déchantent où notre société figée dans ses habitudes de consommation nous mène tout droit. Pour sa part, Claude Lalumière revisite à sa manière suave le thème classique de l’objet maléfique dans « Moins que Katherine ».


Andréa Renaud-Simard, gagnante du prix Solaris 2017, propose « À l’origine du temps », une novelette ambitieuse tant par l’originalité du contenu que par l’intensité des personnages… mais je n’en dis pas plus. Et je termine avec Vincent B. Crépeault, dont « Voix d’escatombe » est la première publication. Lui aussi re­visite à sa façon une thématique classique, celle du personnage qui s’éveille dans une réalité future fort déstabilisante même si l’intelligence artificielle, la programmation neurale et la copie neuro­­sy­naptique sont déjà des éléments courants de la réalité du narrateur.


De son côté, notre Futurible en résidence s’est bien amusé en concoctant son article. Dans « Chiens mutants et cosmochats… », vous apprendrez toutou (excusez-la) sur les animaux de compagnie que l’on trouve dans notre littérature préférée. Mais soyez rassurés, la direction n’est pas tombée dans le piège Facebook et vous n’aurez droit qu’à une seule photo de chat et de chien… enfin, presque !
Comme toujours, le numéro se termine sur les appréciations de nos équipes critiques de la production trimestrielle. Que du bon. Enfin, presque (bis), et du meilleur, du genre qui devrait migrer des tablettes des librairies à celles de votre bibliothèque personnelle.

… au sommaire de la situation


Bien. Je me suis gardé un peu d’espace parce que la situation l’exige. Depuis le passage en quadrichromie de Solaris (n˚ 190, printemps 2014), nous avons maintenu inchangé nos prix de vente et d’abonnement. Cinq années plus tard, le temps est donc venu de hausser quelque peu nos tarifs. Comme nous sommes bon joueur, ces hausses (modestes, je le répète) n’entreront en vigueur qu’à compter du 1er juillet 2019, ce qui vous laisse le temps de vous réabonner (même pour deux ans) aux prix actuels, voire même d’abonner vos amis amateurs de littératures de genre qui ne nous connaissent pas encore – ce qui, disons-le franchement, est une honte après quarante-cinq ans d’existence.


Bref, mon message est simple : nous avons besoin de vous afin de poursuivre notre mission, qui est d’offrir aux auteurs d’ici un espace de création professionnel entièrement dédié aux littératures de l’imaginaire. Il en existe bien peu dans l’espace francophone, il n’en tient qu’à vous qu’ils perdurent.
Allez, on se revoit au prochain numéro, celui d’été – eh oui ! il va finir par arriver.


Jean PETTIGREW

Présentation de Solaris 209

Illustration : Émilie Léger

Les fêtes de fin d’année sont (nous l’espérons) une période de réjouissances et l’occasion de partager de bons moments avec nos proches. Mais c’est aussi une période de réflexion : a-t-on des regrets sur ce qu’on n’a pas fait/dit et sur ce qu’on aurait préféré ne pas faire/dire ? C’est là qu’entrent en scène les auteurs des littératures de l’imaginaire…

Au sommaire

…car c’est bien ce dont il est question dans la nouvelle « Bis » de Sébastien Chartrand, où on apprend l’existence de chronomigrants, ces infortunées personnes qui ont voyagé dans le temps de façon involontaire et se retrouvent bloqués en 1995. L’idée de recommencer son passé différemment est tentante, mais… Frédérick Durand propose une variation intéressante de l’idéal de vie dans « Les Vacances disloquées ». L’auteur nous invite à suivre un homme parfait, à la famille et à la vie parfaites dans une journée de moins en moins… parfaite. Puis c’est au tour de Rich Larson, que nous publions pour la première fois dans nos pages. Dans « Sombre Cœur chaud », Kristine retrouve enfin Noel, qui revient des Territoires du Nord-Ouest où il a enregistré des histoires traditionnelles en inuktitut dans le but de les traduire. Une nouvelle fantastique glaçante. Notons la présence dans le volet critique de recensions à propos de Tomorrow Factory, un recueil de nouvelles de Larson, et de son premier roman, Annex. Le volet « fictions » se termine sur une nouvelle de Mario Tessier, « À la recherche de Snoopy » (dans la thématique de l’archéologie spatiale de son article paru dans Solaris 206) : une expédition cherche à récupérer le module lunaire d’Appolo 10, un artefact de valeur pour l’histoire de la conquête spatiale. Un texte tout en finesse sur l’importance de ce qui a pavé le présent.

Suit un article érudit signé Élodie Daniélou (que nous avons déjà publiée en fiction sous le nom d’Enola Deil) sur « L’Utilisation des épigraphes dans Dune, de Frank Herbert » (aux dernières nouvelles, l’adaptation prochaine du roman par le réalisateur québécois Denis Villeneuve va bon train et devrait compter deux films). Et retour de Mario Tessier qui nous fait découvrir les utopies sonores dans « La Symphonie fantastique ou les instruments musicaux imaginaires ». Notre équipe critique n’a pas non plus chômé et propose pas moins de vingt-six pages de suggestions de lecture : vous saurez quoi lire. Le tout est magnifiquement illustré par Émilie Léger, Marc Pageau et Sagana Squale. Si Émilie et Marc sont connus de nos lecteurs, Sagana n’en est qu’à sa deuxième présence dans nos pages : maniaque de sons et créateur d’images, il apparaît dès le début des années 2000 dans le milieu des fanzines et des expositions indépendantes de Québec. De multiples projets alliant images et musique lui firent créer des images autant pour des étiquettes de disques que des groupes de musique du Québec et de l’Europe. Il produisait aussi une émission de radio musicale iconoclaste sur l’une des stations indépendantes de Québec. Ses images paraissent de façon régulière en Europe, via le Belio magazine, et au Québec à travers plusieurs expositions et collectifs artistiques tel que le Canadian Bacon (sagana-squale.blogspot.com/).

Retour sur 2018

Cette année, le jury – Jean Pettigrew, Philippe Turgeon, Élisabeth Vonarburg et moi-même –, n’a pas remis le prix Joël-Champetier, réservé aux auteurs francophones hors Canada. Comme l’a indiqué Élisabeth Vonarburg en novembre lors des Utopiales à Nantes, le lauréat d’un prix doit pouvoir être publié dans l’état, sans direction littéraire. Un texte prometteur et de qualité qui nécessite du retravail (même minuscule) ne peut être lauréat. Nous restons fidèles à ce degré d’exigence et de professionnalisme, qui sont un gage de qualité. Et nous encourageons vivement les auteurs à participer à la quatrième édition (cf. page 3).

Et il est temps pour les auteurs canadiens francophones de songer à participer au prix Solaris (cf. page 2), dont la date limite est le 18 mars 2019. Tic-tac-tic-tac !

Parlant des Utopiales, Solaris y était bien représentée encore cette année : Yves Meynard, Élisabeth Vonarburg, Jean-Louis Trudel et Sylvie Bérard ont participé à une table ronde intitulée « Solaris, une revue québécoise ». Le festival a été plein de belles surprises : Élisabeth Vonarburg y a reçu le Prix extraordinaire des Utopiales pour l’ensemble de sa carrière : une distinction méritée pour celle dont le talent n’a d’égal que sa générosité envers la relève qui ne cesse d’apprendre d’elle.

Tout en songeant que la réalité a peut-être déjà rejoint la fiction – les jumelles génétiquement modifiées en Chine –, nous vous souhaitons une bonne lecture. Rendez-vous au printemps !

Pascal RAUD

Prix Joël-Champetier – résultats de la troisième édition

À la suite d’une sereine délibération, le jury a déterminé qu’aucun des textes participants à la troisième édition du Prix Joël-Champetier, en dépit de certaines qualités sur les plans de l’imaginaire ou de l’écriture, n’était publiable en l’état. Cette condition minimale ne pouvant être satisfaite, le jury a donc décidé avec regret de ne pas accorder le prix cette année.

La participation à la troisième édition du Prix Joël-Champetier a été de 38 textes.

Le jury de la troisième édition du Prix Joël-Champetier, appelé à délibérer selon un processus de sélection anonyme, était composé de :

  • Jean Pettigrew, éditeur de la revue Solaris,
  • Pascal Raud, écrivain et directeur littéraire de Solaris,
  • Philippe Turgeon, adjoint à la direction littéraire aux éditions Alire,
  • et Élisabeth Vonarburg, écrivaine.

Toute l’équipe de la revue Solaris remercie néanmoins chaleureusement tous les participants et les membres du jury de leur collaboration, et rappelle que la date limite de participation pour la quatrième édition est le 31 août 2019.

Prix Horizons Imaginaires (3e édition) – Les cinq finalistes!

Nous venons d’apprendre les titres des cinq oeuvres finalistes de la troisième édition du Prix des Horizons Imaginaires :

Le Potager, de Marilyne Fortin (Québec Amérique)

Hivernages, de Maude Deschênes-Pradet (XYZ)

De synthèse, de Karoline Georges (Alto)

La Ruche, de Michèle Laframboise (Les Six Brumes)

Borealium tremens, de Mathieu Villeneuve (La Peuplade)

Pour plus d’informations sur ce prix, visitez leur SITE.

Toute l’équipe de la revue Solaris vous invite à venir célébrer la sortie de son numéro de printemps 2018!

Quoi : Lancement de Solaris 206

Où : Salon du livre de Québec, kiosque 159

(Centre des congrès de Québec, 1000 boulevard René-Lévesque est, Québec)

Quand : Samedi le 14 avril 2018 – 17h00 à 18h00

Pourquoi : Pour rencontrer des auteur(e)s passionné(e)s qui vous en feront voir de toutes les couleurs… de l’imaginaire!

(Martine Bourque et Dave Côté)

Rendez-vous au Congrès Boréal 2018!

Le Congrès Boréal, rencontre annuelle incontournable des passionné(e)s des littératures de l’imaginaire, se déroulera cette année à Montréal du 4 au 6 mai.
Cette trente-cinquième édition, sous le thème « Rétro/Futur », aura lieu au Temple maçonnique de Montréal, immeuble historique inauguré en 1929.

Invités d’honneur : Sabrina Calvo (alias David Calvo), Martine Desjardins et Patrick Senécal

Invités spéciaux : Séléna Bernard, Jonathan Brassard, Isabelle Gaudet-Labine et Ariane Gélinas

Congrès Boréal 2018
4 au 6 mai 2018
Temple maçonnique de Montréal
2295 rue Saint-Marc

La revue Solaris y sera. Et vous?

Célébrons ensemble le numéro 204 de Solaris!

 

Toute l’équipe de la revue Solaris vous invite à venir célébrer la sortie de son numéro d’automne 2017!

Quoi : Lancement de Solaris 204

Où : Salon du livre de Montréal, kiosque 446

(Place Bonaventure, 800 rue de la Gauchetière ouest, Montréal)

Quand : Samedi le 18 novembre 2017 – 18h00 à 19h00

Pourquoi : Pour rencontrer des auteurs passionnés

(Mathieu Arès, Frédéric Parrot et Jean-Louis Trudel)