Livre reçu: Catherine-Anne Toupin, Boîte noire

Montréal, Somme toute (La Scène), 2026, 184 p.
« C’est quoi votre rêve le plus fou ? Devenir le meilleur dans votre domaine ? Vous mettre en super forme ? Vous débarrasser de votre dépendance à la bouffe ou à votre téléphone ? Pensez-y quelques secondes… Vous le voyez ce rêve-là ? Il est juste là, au bout de vos doigts… Êtes-vous prêts à le réaliser ? » lance la fondatrice d’Essor, la Québécoise Éliza Williams.
La boîte, son invention révolutionnaire développée à Silicon Valley, permet aux humain·es de se débarrasser de leurs réflexes conditionnés, vestiges de leurs traumas passés, pour « optimiser » leur vie. C’est un grand jour. Mais dans ce futur proche, 30 000 personnes sont massées à la frontière dans l’un des nombreux camps nord-américains de réfugié·es supervisés par des entreprises privées, et rêvent aussi d’une existence meilleure. Parmi elles, il y a Andrés, Tendaji et Laïla, qui traitent 10 heures par jour des milliers de données pour entraîner les algorithmes de cette boîte dite intelligente. On le sait: la course vers une humanité hyperperformante ne fera pas que des gagnant·es.
