Lectures 157

par Roger Bozzetto, Richard D. Nolane, Estelle Girard et Jean Pettigrew

Exclusif au Volet en ligne (Adobe Acrobat, 1 491Ko) de Solaris 157, Hiver 2006

 

Daniel Conrad présente
Moissons futures

Paris, La Découverte, 2005, 287 p.

CouvertureLorsque l’heure est à la spéculation, la science-fiction est reine. En effet, seul ce genre littéraire peut permettre à un auteur d’explorer sans contrainte (sauf celle de la vraisemblance, il va sans dire) les potentialités, positives ou négatives, des actions humaines actuelles et de leurs répercussions dans des futurs plus ou moins proches. Imaginez donc ce que dix-huit auteurs de science-fiction peuvent concocter si, en plus, on leur offre l’expertise de véritables scientifiques. C’est certainement ce qu’a dû se dire Daniel Conrad lorsqu’il a accepté de piloter Moissons futures, un collectif dont le sous-titre est «La SF française se met à table»  et qui a bénéficié du concours des enseignants-chercheurs de la FESIA (Fédération des écoles supérieures d’ingénieurs en agriculture). La thématique est donc l’agriculture et, bien entendu, on aura aussi droit à ses rives et dérives, voire même, dans un texte déjanté de Bernard Blanc (qui n’est cependant pas à son meilleur), à ses vedettes médiatiques avec l’apparition d’un José Bové pro-OGM!

Seize nouvelles sont au menu, écrites par des auteurs pros (dont un duo), plus la nouvelle gagnante du concours organisé pour l’occasion par La Découverte, «Acheloos», d’Olivier Tacquet. Comme à l’habitude, dans un collectif, il y a quelques nouvelles qui s’élèvent au-dessus du lot, d’autres qui ratent leur cible, ne cassent rien ou sont rapidement oubliées. Heureusement, pas de nouvelles franchement mauvaises dans Moissons futures, et si on ne peut affirmer qu’il s’y trouve de purs chefs-d’œuvre, soyez assurés que plusieurs nouvelles vous fascineront.

Il en va ainsi de «La Ferme enchantée», de Jonas Lenn, qui imagine un original retour à l’agriculture sans pesticide ni OGM puisque Lucien a mis au point un «… émetteur piézoélectrique qui diffuse des protéodies, des séquences sonores capables de stimuler ou d’inhiber la biosynthèse des protéines grâce à un phénomène de résonance électromagnétique»  (p. 87). Une fort belle nouvelle à l’ambiance réjouissante. Jean-Pierre Hubert et Serge Ramez, quant à eux, unissent leurs efforts dans «Nous avons tant rajeuni» afin de présenter un groupe de personnages vieillissants qui, dans une France aux étés caniculaires, cultivent leur petit lopin de terre communale. Or, voilà qu’un Chinois a acquis la parcelle voisine et que ses façons de faire dérogent de celles de ces Français pure souche. Une belle étude de caractères qui rappelle que peu importent les conditions climatiques, la tolérance et l’apprivoisement de l’étranger seront toujours des éléments essentiels pour assurer l’avenir de l’humanité. Claude Ecken, avec «Les Jardins d’ADN», propose un texte dérangeant: les multinationales, qui ont pris le contrôle total de la production alimentaire avec leurs OGM et leurs animaux transgenèses, ont, au terme d’une métaphorique septième journée qui rappelle la création du monde selon la Bible, placé des hommes au milieu de leurs plantations. Or, ces agriculteurs ne possèdent rien et, surtout, ne peuvent se nourrir du fruit du mangoyavier qui, pourtant, assure aux autres humains une longévité décuplée.

J’aurais voulu parler de la nouvelle cynique de Karim Berrouka, «La Démocratie est au bout des radis», de l’empathique vision écologique de Francis Valéry («Un temps pour tout») ou de celle, plus nostalgique, de Lionel Davoust («Lions et Espadons»), mais je m’attarderai plutôt en terminant sur un autre texte percutant: «Conflits de culture», de Jean-Pierre Andrevon. Disparues les multinationales, disparus les huit milliards d’humains, disparu notre futur dans cette fresque apocalyptique et sans concession où plus personne ne peut témoigner des guerres lentes et pourtant extrêmement violentes auxquelles se livrent les plantes transformées génétiquement et qui, par la faute de l’homme, ont tout envahi sur la planète.

Pour celles et ceux qui se préoccupent de l’avenir et qui aiment la science-fiction même – et surtout! – quand elle dérange, Moissons futures est donc un collectif à se procurer.

Jean PETTIGREW

 

Gilles Menegaldo / Dominique Sipière
Dracula, Stoker/Coppola

Paris, Ellipses, 2005, 380 p.

CouvertureC’est l’une des vertus des programmes de l’agrégation, elle permet parfois de rendre au jour des pans entiers de textes sur des personnages et des auteurs que la culture académique n’avait pas l’habitude d’oser fréquenter. C’est le cas du personnage de Dracula, qui se voit étudié dans le cadre de la littérature et du cinéma, Francis Ford Coppola revisitant les fantasmes de Bram Stoker.

Les deux valeureux directeurs ont accueilli trente articles – dont certains par des chercheurs anglais – qui tentent de faire le tour de toutes les questions touchant aux divers enjeux mis en place lors de la survenue de Dracula en littérature et au cinéma. Le tout suivi d’une énorme et riche, bien que «sélective» bibliofilmographie.

Comme il se doit, nous avons une partie consacrée au texte, qui s’intéresse aux origines du mythe depuis le folklore slave, qui aboutit à la création d’une figure littéraire, de Polidori à Bram Stoker. Les rapports aux codes et aux contextes victoriens sont ensuite explorés avant de céder place à de pertinentes lectures qui proposent diverses interprétations, et de curieuses mises en rapport. «Le Lait dans Dracula», par exemple, ou la notion de «mythe psychopolitique».

On passe ensuite avec Menegaldo, du texte à l’écran. Ce qui entraîne des études spécifiques sur le matériau filmique: en quoi et comment cette approche renvoie à des fantasmes de Coppola autant qu’au livre; d’autres articles s’intéressent à l’érotisme du film, ou à la présence et aux figures du mal.

La dernière partie confronte sous divers aspects le roman au film, à propos de l’image des femmes, du statut du monstrueux, et de la «monstration». Le tout constitue une image des USA qui varie de Stoker à Coppola.

Dans leur introduction, les directeurs expliquent clairement leur propos pédagogique. Et c’est de ce point de vue une réussite. Film malmené par la critique, roman à ne pas mettre entre toutes les mains naguère, ils sont maintenant envisagés et traités sans hiérarchisation, et avec le même sérieux que l’auraient été en pareille circonstance les textes de Melville et le film de Huston si Moby Dick eût été au programme. C’est à cette sorte de signes que l’on s’aperçoit que l’ère du culturel évolue sans cesse. Ce qui était infralittéraire devient objet d’études académiques. Le cinéma qui était encore dans les années 1930 considéré comme un plaisir d’ilotes est aujourd’hui présenté comme un domaine culturel en soi. Il permet d’agréger (du moins on l’espère) les futurs enseignants à autre chose qu’à des formes culturelles passées, et pour leurs élèves, dépassées par endroits.

Un ouvrage d’excellente qualité, qui donne à penser, qui aide à réfléchir.

Roger BOZZETTO

 

Danielle Martinigol
L’Appel des Abîmes

Paris, Mango (Autres mondes), 2005, 196  p.

CouvertureSpace opera bien ficelé pour la jeunesse, troisième tome d’une série mais pouvant se lire indépendamment des autres (on donne assez d’informations pertinentes), ce roman conclut heureusement la saga des Abîmes d’Autremer, énormes vaisseaux vivants, et de leurs compagnons humains, les perls, dont chacun est élu à l’adolescence par son Abîme. Le tout s’inscrit à la fois dans un décor grandiosement galactique (les Abîmes dévorent les années-lumière comme si de rien n’était) et dans une perspective étroitement familiale: la longue vendetta des Meretta, patrons d’un empire de communications genre Fox (on égratigne la télé réalité au passage…), et des Maguelonne, perls particulièrement doués d’une génération à l’autre, va connaître une sorte de conclusion lorsque la jeune Chaddy Meretta apprend qu’elle est la fille, hors mariage, du célèbre journaliste Sten Ravna, et donc la demi-sœur de Sandiane, héroïne du premier roman de la série. Et ce n’est pas tout: les Abîmes ne sont pas la seule autre race intelligente de cet univers…

Intrigues et rivalités politico-commerciales, technologie délirante (les appareils dernier cri utilisés par Chaddy, apprentie journaliste) et histoires d’amour romantiques (entre humains, mais aussi entre Abîme et humains) s’entrecroisent à un rythme trépidant. Et demeure la fascination initiale des Abîmes, avec la description aimante de l’interface à la fois érotique et maternelle des gigantesques vaisseaux avec leurs perls[éV]

 

Sylvia Kelso
Everran’s Bane

Waterville (Maine), Five Star, 2005, 239  p.

CouvertureCertains auteurs de genres sont assis sur les branches géographiques les plus éloignées de l’anglophonie, et cela semble leur donner un goût exotique: les décors, le langage, et même l’idéologie sous-jacente (au sens large du terme), sont subtilement, ou évidemment, différents de ceux des états-Unis. C’est souvent le cas des auteurs australiens. Et c’est le cas, à mon avis, de cette nouvelle auteure qui vit dans le North Queensland sur l’île-continent des antipodes. Ce premier roman, aux antipodes lui-même de la plupart des romans de fantasy publiés de nos jours, est bref, mais il fait entendre une voix originale, concise et frappante, pour une histoire qui ne l’est pas moins.

Everran est une des contrées dominantes d’une Confédération de pays imaginaires. Tout y va bien sous le règne du jeune roi Béryx, aimé de son peuple bien qu’encore sans héritier. Mais voici qu’un énorme et féroce dragon, nommé Hawge, commence à sévir. Le roi s’emploie à en débarrasser son pays, mais en vain. Il y perd ses meilleurs soldats, revient défiguré, et plusieurs volontaires héroïques n’ont pas davantage de succès. La promesse d’un trésor et de livraisons régulières de bétail met fin pour un temps aux déprédations du monstre, et permet au roi d’essayer, sans grand succès non plus, de rameuter le reste de la Confédération – car les exigences du dragon excèdent les capacités d’Everran. Au harpiste et barde royal Harran (le narrateur de l’histoire), Hawge s’est cependant vanté que l’arme qui le tuerait n’a pas été forgée. C’est ce fil ténu qui mène le roi dans un grand désert qui ressemble beaucoup au désert australien, à la recherche d’adeptes de la magie qui auraient survécu au grand massacre des malfaisants sorciers, plusieurs siècles auparavant.

Je n’en dirai pas plus pour ne pas déflorer l’histoire. Il est jouissif de voir comme Kelso réussit, en si peu d’espace, à mettre un monde en place, avec tout son décor, son histoire, ses légendes, et comme ses personnages prennent rapidement vie devant nos yeux, dans toute leur parfois déchirante complexité. Car, qu’on ne se trompe pas au bref résumé ci-dessus, c’est une histoire pour adultes, racontée par un adulte, avec non seulement le souffle épique exigé par le genre (la description des batailles, en particulier, est très réussie) mais aussi avec un humour plutôt bienvenu (entre autres, les réactions des divers gouvernements à la tournée du roi).

Sylvia Kelso enseigne la littérature. Cette première publication (mais non son premier effort car elle a écrit entre autres deux romans de science-fiction uchronique, que j’ai eu le privilège – oui, j’avoue – de lire), fait mentir le dicton trop facile «ceux qui ne peuvent pas écrire enseignent». Il y aura paraît-il une suite à Everran’s Bane. Je l’attendrai, pour ma part, avec impatience.

élisabeth Vonarburg

 

Guy Gavriel Kay
Le Dernier Rayon du soleil

Lévis, Alire (Romans 086), 559 p.

CouvertureAprès nous avoir fait revisiter l’Italie (Tigane), la France (Une chanson pour Arbonne) et l’Espagne (Les Lions d’Al-Rassan) à la faveur de la fantasy historique, genre dans lequel il est passé maître, Guy Gavriel Kay nous entraîne cette fois vers les froids pays nordiques, mettant le cap, dans Le Dernier Rayon du soleil, quelque part entre le Danemark des Vikings et l’Angleterre d’Alfred le Grand. Cette ambitieuse saga, admirablement traduite par élisabeth Vonarburg, transcende toutefois les données historiques desquelles elle s’inspire. Ainsi, bien que les Erlings, les Anglcyns et les Cyngaëls fassent écho à nos Vikings, Anglo-Saxons et Gallois, le lecteur oubliera-t-il bien vite les alter ego historiques des principaux personnages du roman, se laissant d’emblée porter par la richesse du récit de Kay.

Le roman met en scène trois civilisations parvenues à un tournant de leur histoire. Sous la tutelle du roi Aëldred, les Anglcyns sont régulièrement frappés par les raids sanguinaires que mènent les Erlings, originaires du Vinmark. Chez les Cyngaëls, les clans d’Arbèrth et de Cadyr sont en conflit depuis des générations, unissant néanmoins leurs forces quand vient le temps de repousser les guerriers erlings. Mais les voies de Jad et d’Ingavin sont impénétrables et le vent du changement souffle sur ces terres hostiles où rien ne pousse. Prenant part à un raid punitif contre la ferme de Brynn ap Hywll (le puissant Cyngaël ayant tué son légendaire compagnon d’armes Siggur Volganson), Thorkell le Rouge rejoindra pourtant les troupes de son ennemi. Alun ab Owyn, le jeune fils du prince cyngaël Owyn de Cadyr, verra quant à lui basculer son existence de barde oisif alors qu’il se trouvera impliqué par hasard dans cet affrontement sanglant. Le roi Aëldred réalisera pour sa part que la survie de son peuple dépend de celle des deux autres, leurs destins étant désormais étroitement liés. Ainsi, malgré la présence bienveillante des Fées de l’entre-monde, peut-être en est-on arrivé au dernier rayon de ce soleil adoré par les Anglcyns et les Cyngaëls…

à l’instar d’un manuel d’histoire, Le Dernier Rayon du soleil s’avère quasi impossible à résumer tant l’univers qui y est mis en place regorge de personnages tout en subtilités et de situations mouvantes, voire fugitives. Dans un style dynamique témoignant d’un formidable souci du détail, Kay remanie l’histoire de main de maître, y ajoutant ici et là quelques touches de surnaturel, de mystique. L’envoûtement est tel que l’on se prend à préférer cette histoire à la vraie, à croire que l’on vivait vraiment de la sorte du temps des Vikings. L’efficacité du roman réside en grande partie dans la justesse des dialogues et de la psychologie des personnages. Qu’il s’agisse d’un marchand venu d’Orient, d’un roi affligé de terribles fièvres ou d’un guerrier erling converti à la religion cyngaëlle, chacun des protagonistes participe pleinement du réalisme de ce fourmillant univers. L’habileté avec laquelle l’auteur fait se répondre chacune de leurs petites histoires au sein du récit principal est d’ailleurs digne de mention. De cette fable à grand déploiement surgissent de plus quelques puissantes observations sur la douleur du deuil, le pouvoir de la rage, l’appel de la vengeance, les relations entre pères et fils et l’importance de la foi.

Nul doute que Le Dernier Rayon du soleil occupera une place de choix non seulement au sein de l’œuvre de Guy Gavriel Kay, mais dans l’ensemble de la fantasy canadienne. D’ailleurs, le lecteur ne sera aucunement surpris d’apprendre que la version originale anglaise du roman (The Last Light of the Sun) comptait parmi les finalistes du Sunburst Award 2005. La lecture terminée, on ne peut exprimer qu’un regret: celui que ce superbe roman ne soit pas le premier tome d’une saga plus longue encore. [FM]

 

Lynda Williams
The Courtesan Prince

Calgary, Edge, 2005, 453 p.

CouvertureEn 2003, Lynda Williams et Alison Sinclair publiaient le roman The Throne Price, un savant alliage d’intrigues de cour et de conflits interstellaires qui fut plutôt bien reçu par la critique (voir à ce sujet Solaris 152). Depuis, l’ouvrage est devenu le quatrième des dix volets de la saga d’Okal Rel, de Williams, dont le premier épisode, intitulé The Courtesan Prince, est paru dernièrement aux éditions Edge.

Ce second roman de Lynda Williams ouvre donc la saga, définit ses principaux acteurs et inaugure quelques-uns des conflits qui alimenteront cette dernière. The Courtesan Prince nous projette quelques milliers d’années dans le futur, alors que l’humanité a évolué en deux sociétés planétaires rivales et nettement distinctes: les Reetions, de Rire (surnommée la Nouvelle-Terre), et les Sevolites, de la planète Gelion. Après une trêve de plus de deux siècles, voilà que les deux civilisations se retrouvent à l’aube d’une guerre qui pourrait bien, cette fois, mener à leur anéantissement mutuel. Quelque part entre les deux planètes, une ultime mission diplomatique, baptisée Second Contact, est lancée. C’est à l’anthropologue Ranar, de Rire, que revient la lourde tâche d’engager les pourparlers avec les autorités Sevolites. Jeune pilote plutôt délurée, Ann est chargée de mener Ranar et son équipe au lieu prescrit par les habitants de Gelion. Séparés par une succession de quiproquos élaborée à la hâte par les Sevolites, Ann et Ranar lèveront pourtant le voile sur la véritable identité de Von, un jeune danseur/ prostitué ignorant lui-même la portée de ses singulières origines. La découverte de l’Empire Sevolite par les Reetions et le dévoilement de la véritable identité de Von porteront les tensions interplanétaires à leur paroxysme, forgeant paradoxalement des amitiés naguère inconcevables.

L’efficacité de ce roman de Lynda Williams, nouvelle venue sur la scène de la SF canadienne, relève en grande partie de la structure de cet univers méthodiquement façonné par l’auteure. Chacun des principaux peuples possède son lot de nuances et de conflits internes, ce qui contribue à accentuer sa crédibilité et son réalisme. Opposée aux manipulations génétiques, la société collectiviste des Reetions dépend toutefois de l’informatique pour réguler les moindres aspects de son existence. Génétiquement supérieure, la société néo-féodale des Sevolites, hiérarchisée selon la pureté du sang en une multitude de familles et de classes sociales, demeure assujettie au code moral de l’Okal Rel, ce pourquoi elle arbore l’épée et la toge cérémonieuses. La principale difficulté de lecture que présente le roman réside d’ailleurs dans la complexité de cette hiérarchie Sevolite, celle-ci nuisant quelquefois à la compréhension des véritables enjeux des machinations se tramant à la cour. Un registre des principaux personnages ou un tableau, en annexe, illustrant ce tortueux réseau aurait été de mise. Notons toutefois que ces outils sont disponibles sur le site officiel de la saga (www.okalrel.org).

Ce léger obstacle surmonté, The Courtesan Prince demeure un roman captivant que l’on pourrait qualifier de sociologique, tant l’univers mis en scène est habilement peaufiné. L’intrigue, fort bien menée, surprend par la quantité de détours empruntés, la montée du suspense étant d’ailleurs servie par une alternance entre les principaux personnages (Ann, Ranar, Von, la cour Sevolite, etc.). En somme, The Courtesan Prince met en place une saga audacieuse que les amateurs de SF à grand déploiement suivront avec grand intérêt.

François MARTIN

 

Mise à jour: Décembre 2005 –

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